Le plein de Supergrass

Tourne-DisqueAu Baxter Club, on a un DJ.
Non, pas un Disc Jockey mais un Disc Joker.
Et si il raconte souvent les mêmes blagues, il ne passe jamais le même titre.

Aujourd’hui, en fond sonore : In it for the money
(Supergrass, In it for the money, 21 avril 1997, Parlophone).

Chers membres, j’espère que vous me passerez volontiers ce titre d’article un tantinet foireux, surtout au sujet d’un groupe dont le nom ne laisse presque aucun doute sur ses pratiques illégales et marijuanesques. L’introduction étant formulée, revenons-en, je vous prie, au titre qui s’apprête à être joué en fond sonore.

Dans les années 90, pendant que Oasis singeait les Beatles, que The Verve singeait Pink Floyd, et que Blur singeait un peu tout le monde, Supergrass poussait sur le même terrain fertile que les Rolling Stones. Ou les Kinks. Ou peut-être les deux. Toujours est-il que c’était l’époque bénie où de jeunes anglais pouvaient encore prendre une guitare pour forger une carrière musicale et espérer vendre des palanquées de disques. Pour la bande de Gaz Coombes, chanteur au prénom qui prédestinait pourtant à une carrière de conducteur sportif kamikaze digne des Fous du Volant, ce fut le cas dès le départ*; leur premier album, I should coco, fut écoulé à un million d’exemplaires dans le monde. Forcément, avec un tel départ en trombe, il était quasiment impossible pour cette même bande de tenir sur la durée.

Mais ce n’est pas ce qui importe. Dans un monde où le succès artistique rime trop souvent avec le fric (terme argotique que vous m’autoriserez à employer ici), Supergrass brava constamment, et avec fougue, les limites de notre audition. Au regard de ce qu’il propose dans ses dernières secondes, le titre choisi aujourd’hui en est un bon exemple. L’album dans lequel il fait l’ouverture également. Mais ce n’est pas ce qui importe non plus.

Ce qui importe mes biens chers membres, c’est que, contrairement à nombre de ses pairs musicaux qui pratiquaient avec un certain sérieux ce que l’on appelait communément dans le jargon du critique musical « la britpop », Supergrass a imposé un sens du rythme cartoonesque et une volonté de déconnade monstre qui font que, encore aujourd’hui – et demain sûrement- on les écoute non seulement avec nos deux oreilles mais, surtout, avec le sourire aux lèvres. Avant d’entamer la lecture du titre du jour, voici deux conseils pour en apprécier pleinement l’écoute: vous pouvez le mettre soit en démarrant votre journée soit en démarrant votre voiture (notez que les deux options sont simultanément envisageable). De fait, et comme dirait l’autre**, sans un pli, sans une tâche, vous aurez avec vous tout votre panache.

Jeof

* : Cette phrase est diablement longue, ne trouvez-vous pas ?
**: « L’autre  c’est qui » ? Eh bien l’autre en question, bande d’ignares, c’est Cyrano de Bergerac.

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