Lord Huron – The man who lives forever

Lord-Huron-Lonesome-DreamsLonesome Dreams est un disque fort. Fulgurant, fulminant. Débordant de mélodies à la douceur sauvage qui vous agrippent les oreilles pour faire chavirer le vague à l’âme par-dessus bord.  Même s’il est vrai que le folk, avec ses accords éplorés qui vous font pincer les cordes et le cœur, mise souvent sur des atmosphères mélancoliques à tendance dépressives, celui emmené par ce quartet californien qu’est Lord Huron possède une toute autre parure, un tout autre entrain. Une respiration plus ample, un souffle incandescent qui attise une chaleur florissante, avec en son foyer un romantisme incontestable, définitivement bénéfique. Vous l’avez compris, Lonesome Dreams n’est pas un disque de folk de plus. Lord Huron ressemble à un cow-boy solitaire qui est voué à tracer sa propre route. Vers quoi ? On vous le dira plus bas. Tout ce que l’on peut vous dire dans l’immédiat est que ce disque est splendide. Ne serait-ce parce qu’il ambitionne de percevoir la vie autrement que par la lucarne d’une fenêtre contre laquelle il pleut. C’est peut-être un détail pour vous mais, pour certains, ça veut dire beaucoup.

Derrière ces étoffes musicales à l’indéniable élégance, Ben Schneider – frontman du groupe – témoigne d’une ambition manifeste, concrète et lumineuse, à tracer dans ses morceaux un chemin de pistes au fil duquel l’amour (indéniablement) demeure une quête digne du Saint-Graal. Non pas une issue tragique, fatale, vers de l’apitoiement autour de son propre nombril déçu mais une belle aventure. Fiévreuse parfois, chaotique certes, mais pour laquelle il faut s’accrocher. Parce qu’une fois mêlées les multiples coutures de toutes ces relations, on apprécie mieux la belle ouvrage qui s’en est tissée. Énoncé comme cela, le disque pourrait apparaître comme une variation pénible, grotesque, autour des sentiments.  Une variation de plus. Il n’en est rien. Au cours de ce périple qui brille de mille feux, Lord Huron évite toutes les embûches qui se présentent sous ses pas. Nulle niaiserie, nulle nostalgie, nulle complainte. Mais une maestria fougueuse, contagieuse, devant laquelle on ne peut que céder. On aurait tort de ne pas enfourcher un cheval, loué à la dernière minute chez tout bon maréchal-ferrant qui se respecte, et de cavaler sous les étoiles derrière ce magnifique conquérant d’âmes.

Radiophonisé par
Jeoffroy Vincent

Tourne-DisqueLa chanson The man who lives forevers est issue de l’album
Lonesome Dreams, paru le 9 octobre 2012 et édité sur le label Iamsound.
Le site du groupe est .

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