Wish I was here – Les bons sentiments

Le genre: Film de cinéma avec tous tes acteurs de séries préférées.
De quoi ça parle: D’un bocal à injures, de perruques violettes, d’enduits de piscine, d’épiphanies, d’amour, de cancer et de glaces à l’amande grillée.
Pourquoi on en parle: Parce que dans le lot de mauvaises critiques, il en faut bien une positive qui équilibre la note globale.

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© Focus Features

Toutes les personnes qui ont vu et aimé Scrubs savent qu’elles ne pourront jamais en vouloir à Zach « John Dorian » Braff. Peu importe ce que ce dernier a fait ou continuera de faire. Pendant huit saisons, JD et l’entière bande de l’hôpital du Sacré Cœur ont offert tellement de fous rires et de situations cartoonesques thérapeutiques que tout, dorénavant, est excusable. Et finançable : ne trouvant aucun producteur pour soutenir son nouveau projet, Braff s’est tourné vers le système de crowdfunding Kickstater pour trouver les fonds nécessaires. Résultat ? Preuve de toute l’affection dont il est l’objet, Zach Braff a récolté son budget en trois jours seulement (!). Est-ce que cette introduction veut-elle dire que Wish I was here (oui, désolé, mais je nie l’existence du ridicule titre français) n’est pas un grand film ? Oui, mais ce n’est pas grave. Parce qu’il est tout de même beaucoup plus réussi que Garden State.

Dix ans après son premier coup d’essai cinématographique – qui, à mon sens, ne fut pas forcément à la hauteur des ambitions qu’il visait- Zach Braff a muri. Sans, pour autant, renier à ce qui l’anime et le caractérise pleinement. Autour d’une bonne petite bande sonore indie à souhait (Radical Face, Bon Iver, les désormais fidèles The Shins, Badly Drawn Boy etc.), doté d’une petite barbe de trois jours, de quelques cheveux blancs et de rides en plus, il retrouve la figure de l’acteur qui peine à percer, et s’attaque simultanément aux thèmes de la famille, de la transmission, du temps qui passe, du cancer et de la préparation au deuil. Une fois de plus, Braff ne manque pas d’ambitions et le principal reproche qu’on peut lui adresser, c’est d’avoir eu (peut-être) trop de choses à dire. En résultent de la maladresse touchante, du surlignage musical et quelques scènes malhabiles que, somme toute, la foi frontale dans les personnages finit par transcender. Il faut dire que l’ami Zach a su bien s’entourer; s’il y a clairement moins d’idées de mise en scène que dans Garden State – qui pêchait parfois par ses poses à la symbolique un tantinet forcées- Wish I was here possède un casting assez fabuleux où le sériephile peut s’amuser à reconnaître les acteurs de Spin City, The Big Bang Theory, Scrubs ou encore Homeland. On laissera le soin au lecteur (et futur spectateur) de reconnaître tout ce beau monde. Alité pendant les trois quarts du film, Mandy Patinkin est comme d’habitude : sobre et magnanime. Zach fait du bon Braff, les enfants sont splendides, Josh Gad est à mourir de rire, et on n’avait pas vu Kate Hudson aussi craquante, et aussi lumineuse, que depuis Presque célèbre dans lequel elle avait été révélée. C’est dire.

Wish I was here touche parce qu’il va à l’essentiel de son sujet. Maladroitement donc mais frontalement aussi. Car Zach Braff reste un rêveur. Une sorte de poète du quotidien qui cherche la beauté partout où elle peut se cacher, comme une sorte de justification fondamentale quant à la raison de notre présence sur Terre. C’est peut-être un détail pour vous mais, parfois, ça veut dire beaucoup…

Aucune injure n’a été prononcée pendant la rédaction de cet article
Jeoffroy Vincent

1610042_667070626720359_1655957525514599929_nLe Rôle de ma vie (Wish I Was Here- USA, 2014, 120 min).
Film réalisé par Zach Braff. Scénario : Adam J. Braff et Zach Braff.
Avec Zach Braff, Kate Hudson, Joey King, Pierce Gagnon, Mandy Patinkin, Josh Gad, Ashley Greene et Jim Parsons.

Le site officiel du film

 

 

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